Critikos | Toute vérité est bonne à dire - http://critikos.zeblog.com/cont

Alain Z.

« Le politiquement correct est la meilleure chose que l'on ait inventée pour permettre aux imbéciles de l'ouvrir et obliger les gens de bon-sens à la fermer. »

Pour nous contacter :
critikosleblog@gmail.com

Devenez fan de Critikos et rejoignez la communauté

Blog

Catégories

Liens

Fils RSS

Le chamois d'or de la semaine : Revu et corrigé , la démocratie quand ca m'arrange!

Par Alain Z. :: 25/05/2009 à 20:46 :: Général

Le chamois d'or est un trophée prestigieux récompensant chaque semaine la personnalité dont l’intelligence fait du bien à la vie politique française.

Cette fois, c'est une récompense de groupe qui est décernée aux intervenants de l'émission "Revu et Corrigé" du 9 mai 2009 dans leur combat pour la démocratie et l'expression du peuple...jusqu'à une certaine limite!

On notera un très habile

"Toutes celles et ceux qui ont la conviction de défendre les valeurs de la République doivent se rassembler pour ne pas que ce genre d'homme politique puisse se présenter".

 

Une belle reconstitution totalitaire que cette émission sur une chaine se voulant culturelle : un procès à charge, l'impossibilité pour l'accusé de se défendre, la superposition de l'Etat et de la justice, des attaques personnelles n'ayant rien à voir avec l'affaire traitée...il ne manquait plus que l'exécution sommaire et le tableau eut été complet!!

 

Une belle preuve de la démagogie et de la violence avec laquelle la plupart des médias tentent de réprimer l'expression de l'opinion d'une partie des Français...heureusement qu'on a Dany Boon et Yann Barthes pour faire marrer tout le monde!

 

Obama et la fin de la démocratie

Par Alain Z. :: 05/05/2009 à 15:00 :: Politique

Devant ma télé j’ai vu l’hystérie provoquée par Barack Obama le long de sa tournée triomphale en Europe.  Il faut dire que l’oiseau a de quoi séduire, il représente à lui tout seul l’espoir dans lequel le monde entier a envie de croire en ces temps troublés, le renouveau autoproclamé d’une classe politique qui a trop longtemps déçu sa base populaire. A voir ces jeunes filles béates d’admiration lui réclamer une photo, on comprend bien l’ampleur du phénomène.

 On nous explique alors à longueur de journaux télévisés et à grands coups de chroniqueurs que  sa victoire représente « beaucoup pour la démocratie aux USA et dans le monde ». Je crains cependant que son élection soit la fin de la démocratie au sens premier du terme.

 

Si l’on considère que l’essence de la démocratie réside dans le fait de permettre à l’ensemble de la population de s’exprimer à un moment donné, l’élection d’Obama est un exemple pour nous tous. Cependant , si l’on veut voir dans ce mot qui nous est si cher la possibilité d’un vrai débat politique , de l’expression de la volonté profonde de la population , le constat est amer…

Tout au long de sa campagne, il nous a été vendu comme un produit de consommation courante : on l’a fait beau pour séduire les femmes, quarantenaire pour séduire les jeunes, noir pour séduire les minorités du monde entier. Ce formidable produit marketing a même été affublé d’un slogan qui l’a dispensé de toute contenance politique : « Yes we can ».

 

Mais je vous vois venir avec votre fierté bien française doublée d’un anti-américanisme un peu latent : « évidemment que ces abrutis d’amerloques ont choisi un président en carton qui n’a pas de contenu politique , ils sont même pas foutus de mettre une branlée aux irakiens ou de manger correctement , chez nous c’est pas pareil !! »

Mais oui mon bon monsieur, chez nous ce n’est pas pareil…sauf que un peu quand même!!

La  démocratie est en train de devenir un acte de consommation comme les autres : les Américain ont choisi Obama comme je choisis Pepsi.  Les Français ont choisi Sarkozy pour son caractère rassurant et autoritaire, de la même manière que mon voisin s’est offert un nouveau 4*4 le mois dernier.

Et le débat politique dans tout ca ? L’expression du peuple ? Elle se réduit au choix entre les produits préalablement labellisés par le service marketing maison.

Ainsi , et je ferai l’effort  de me la jouer préférence nationale, on nous a sorti l’aveugle, le pédé, l’arabe, le noir, la femme engagée en politique, la femme qui se marie au président, le facteur révolutionnaire et le rappeur qui soutient-le-président-alors-que-normalement-les-rappeurs-sont-pas-de-droite-ha-mais-c’est-donc-que-cette-fois-c’est-pas-pareil, et tout ce petit monde se retrouve dans Voici, Gala et Closer pour que le peuple se sente bien proche de son élite gouvernante .

 

La vie politique contemporaine, vidée de son sens par la mondialisation et l’uniformisation qui lui est inhérente cherche à maintenir la populace dans l’illusion de l’action par une agitation grotesque, un défilé de guignols destiné  à remplir les journaux et à faire parler au bistrot.

Vous me trouvez sévère ? Injuste ? Vous devez donc penser qu’on a récupéré David Douillet, Gilbert Montagné et Doc Gynéco pour leur vision politique et leur capacité à faire avancer la France ?

Vous devez aussi pensez que le fait que notre président se déplace en Espagne pour annoncer qu’il était en « bon terme » avec son homologue , le tout accompagné de Carla qui portait des talons de 5 centimètres (source AFP) est pertinent politiquement , alors que l’Europe vit une crise institutionnelle et économique grave ?

 

Alors peut être devez vous arriver au constat que nous méritons tous nos dirigeants, et que les chèvres qui nous gouvernent ne sont que le reflet des veaux que nous sommes…  

Die Welle : l’arnaque continue !

Par Alain Z. :: 05/05/2009 à 13:55 :: Culture

 

L’histoire est simple : un prof de philo d’un petit lycée allemand sans histoire propose à ses élèves de participer à une expérience singulière qui consiste à recréer une autocratie au sein de son cours. Alors qu’on s’y attendait complètement, ce projet dégénère rapidement en groupe plus ou moins fascisant et toute cette histoire se termine par un drame. On se fait alors un plaisir de nous servir sur un plateau la morale de l’histoire : « Nous sommes tous des nazis en puissance ».

Nous passerons sur les enchainements incohérents du film qui fait passer les élèves de « participants intéressés » à « SS surentrainés » en moins de 10 minutes montre en main , tout ca pour mieux nous mettre en garde contre le caractère fulgurant de la « menace » , pour plus nous intéresser aux dégâts que provoque ce discours qui se veut  pro-démocratique .

 

En effet, depuis la seconde guerre mondiale et le traumatisme subit par une civilisation toute entière, le combat de « vigilance » face à la menace fasciste qui serait toujours plus imminente et pressante a conduit aux effets inverses de la cause louable de départ , à savoir protéger la démocratie.

 Pour ne parler que de la France, on en arrive aujourd’hui à ce que cette lutte antifasciste justifie les maux dont elle prétend nous préserver. Aujourd’hui, et sur un nombre considérable de sujet, tenir une position non politiquement correcte pourra vous amener à vous faire insulter. Ainsi les antiféministe, les patriotes, les chrétiens convaincus (« l’affaire » Benoit XVI l'a bien montré ) ou les antisionistes seront qualifiés de fascistes , terme que l’on utilise de nos jours à tord et à travers , comme pour mieux nous maintenir dans la crainte de la bête. Le plus beau dans tout ca, c’est que ces restrictions ne se limitent pas à une hystérie qui surgit à chaque fois dans le débat, mais reposent bien sur un arsenal judiciaire qui se met en branle dès que quelqu’un ose soulever le problème , car poser la question c’est déjà être coupable.  Donc ,ceux qui ont seuls les moyens de punir nous disent quels sujets ne  pas évoquer sous peine de se voir condamner. Et quand le peuple (au moins pour une partie) décide qu’il veut mettre au pouvoir des gens pour qui le mot démocratie ne se limite pas à parler de la publicité sur le service public , la menace fasciste ressurgit pour mieux mettre dans la rue nos chères têtes blondes pour « faire barrage » au vote de plusieurs millions de Français…vous avez dit liberté d’opinion ?

 

On peut donc résumer la chose en disant que la comédie de la lutte antifasciste mise en scène admirablement dans ce film que certains ne manqueront pas de qualifier  « d’instructif » nous pousse de plus en plus du coté du conflit et de moins en moins vers l’apaisement, le dialogue, au fur et à mesure que la seconde guerre mondiale s’éloigne, ce qui conduit inévitablement à la haine de soit et de son pays. Dans 50 ans il sera peut être interdit d’enseigner à l’école que certains Français ont fait autre chose en 40 que pousser les Juifs dans des trains, et plus personne ne sera là pour apporter la preuve du contraire….du moins on s’en sera assuré !!

 

 

Cette intervention d’Alain Soral est à ce sujet intéressante…à vous de juger !!

 

 

Et voila les propos de Lionel Jospin auxquels il fait référence.

Un clip vaut Molière

Par Alain Z. :: 29/03/2009 à 22:15 :: Culture

 

 

Je la revois, là, devant moi, cette jeune fille d’une vingtaine d’années, posant la question fatidique à l’éminent conférencier venu nous parler d’égalité des chances : « Pourquoi les arts de rue comme le slam ou le breakdance ne sont pas totalement intégrés à la culture selon-vous ? ». Et le conférencier, qui avait pourtant dû s’émerveiller devant Fred Astaire et admirer Aznavour, de partager son désarroi dans un silence quasi sépulcral. Ô rage, ô désespoir, cette interrogation n’était pas celle d’une génération mais se faisait la voix d’un nouveau relativisme culturel.

 La culture assassinée. Certes, aujourd’hui, plus personne n’aurait l’idée de sortir son revolver lorsque résonne le mot culture. Mais ils sont nombreux ceux qui, après avoir lu, admiré ou écouté le dernier produit en vogue, se délectent d’avoir partagé un formidable moment de « culture ». « Toutes les cultures se valent et tout est culturel » scandent à l’unisson les progressistes et, ce faisant, galvaudent « ce qui a fait de l’homme autre chose qu’un accident de l’univers » comme la définissait Malraux. Pour eux, la culture se conçoit plus comme une formidable machine à s’adapter aux mœurs de l’époque (sans distinction aucune) que comme l’héritage des siècles passés. Honni soit qui mal y pense. Avez-vous le malheur d’être récalcitrant ?  Vous ne seriez qu’un rétrograde de plus.

 Pourtant, la culture, c’est la vie édifiée par la pensée, c’est ce qui fait l’âme d’une nation, d’une civilisation. Plus prosaïquement, la culture est le domaine au sein duquel l’homme met à contribution son intelligence et sa créativité. Elle est par essence, et c’est là toute sa grandeur, hiérarchisée. Au pays de Balzac et de Monet, plus qu’ailleurs, culture ne vaut pas « sous-culture ». Car mélange des genres est synonyme de déclin. Un exemplaire du Time Magazine paru en novembre 2007 fait l’amer constat d’une culture française dévastée dans un article retentissant intitulé « The Death of French Culture ».

 Que faire pour contrer l’ascension de cette pédagogie du relativisme ? Il nous faudra, amis contemporains, réapprendre à oser. Oser affirmer qu’un tag ne remplacera jamais un tableau impressionniste. Oser défendre l’idée que Marc Levy n’est pas le Flaubert des temps modernes. Oser réagir si une voix s’élève pour clamer que Grand Corps Malade est le Brassens des temps modernes. Les débats seront âpres à n’en pas douter. Gageons que nous aurons le fin mot de l’histoire lorsque nous répondrons à ces pédagogues : « Un clip ne vaut pas Molière ».

 

Page actuelle : 1 sur 4
Page précédente | Page suivante
« 1 2 3 4 »
Copyright © Critikos | Toute vérité est bonne à dire